Auteur : Georges-Jacques Danton (1759 - 1794)
Date : 5 avril 1794
Contexte historique :
Ces mots seraient les derniers adressés par le révolutionnaire Danton, dont la laideur physique était bien connue, à son bourreau avant d'être guillotiné.
Danton a été condamné à mort pour s'être opposé au régime de Terreur mis en place par le Comité de Salut Public et son président Robespierre. Danton et ses amis Camille Desmoulins, Delacroix ou Phelippeaux, se retrouvent devant le Tribunal Révolutionnaire (que Danton avait lui-même créé en 1793) accusés d'être trop "indulgents" et d'être des profiteurs de la Révolution.
Malgré une défense brillante bien servie par son éloquence remarquable, Danton et ses acolytes sont condamnés à mort et exécutés le 5 avril 1794.
Une autre phrase prononcée peu avant par Danton montre l'éloquence assurée de ce dernier devant la mort. Au pied de l'échaffaud, Danton et Delacroix sont séparés par un gendarme alors qu'ils veulent se donner un baiser d'adieu. Dans un sourire atroce, Danton lui rétorque : "tu n'empêcheras pas du moins nos têtes de se baiser dans le panier".