Il est plus grand mort que vivant...


Auteur : Henri III (1551-1589)


Date : 23 décembre 1588


Contexte historique :

Ces mots destinés au Duc de Guise auraient été prononcés devant sa dépouille le 23 décembre 1588 par Henri III, qui venait de le faire assassiner par huit membres de sa garde privée gasconne, les "Quarante-cinq", dans l'oratoire vieil du chateau de Blois.

Cet assassinat avait été décidé pour mettre un terme aux agissements de celui qu'on appelait alors le Roi de Paris, et qui menait un combat interne contre le Roi en complotant avec Philippe II d'Espagne pour entretenir la guerre en France.

Cet épisode advint dans un contexte de guerres de religion qui opposaient en France les protestants menés par Henri, roi de Navarre, et les catholiques menés par le Duc de Guise, chef des Ligueux. Henri III décida de se rapprocher de Navarre et de le reconnaître comme son successeur.

Le 12 mai 1588, le Duc de Guise, surnommé le balafré, vit à Paris "la journée des barricades", durant laquelle il manqua de peu d'accéder au trône de France. Peu après, Henri III convoqua les Etats-Généraux à Blois, pour régler le désaccord avec le Balafré. Devant les fortes suspicions de complot entre le Duc de Guise et la maison d'Espagne, Henri III décida d'en finir de manière expéditive. Dans les poches du cadavre, on découvrit un billet écrit par le Duc de Guise où étaient écrits les mots "pour entretenir la guerre civile en France, il faut 700 000 livres par mois", sûrement destinés aux envoyés du Roi d'Espagne.

Henri III n'aurait en réalité jamais prononcé ces mots. La phrase aurait été inventée par ses ennemis pour lui nuire et encenser un peu plus encore le chef de la Ligue.



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Valentin Daucourt