Auteur : Marquis de Pastoret (-)


Date :


Contexte historique :

En 1744 à Metz, Louis XV à moitié mort fait le serment de rénover l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris s'il guérit. Une fois rétabli, il tient parole et confie à l'architecte Germain Soufflot ce travail de rénovation. Les travaux débutent en 1758 et se poursuivront jusqu'en 1789, sous la conduite de Rondelet après la mort de Soufflot en 1780.

Sous la Constituante, le 4 avril 1791, l'église devient le "panthéon des hommes illustres". Le marquis Claude Emmanuel Joseph Pierre de Pastoret, procureur général syndic du département de Paris, propose de graver sur le fronton du monument : "Aux grands hommes, la patrie reconnaissante". La phrase sera inscrite en lettres d'or en 1837. En 1806, Napoléon rend l'Eglise Sainte-Geneviève au culte. En 1830, sous la Monarchie de Juillet, elle devient "temple de la gloire". Napoléon III, en 1851, la rend une nouvelle fois à l'Eglise catholique. En 1885, à l'occasion des funérailles nationales de Victor Hugo, l'édifice devient définitivement "temple laïque voué au culte des grands hommes".

Au total, 71 grands hommes et femmes se trouvent au Panthéon.

Sous la Révolution, Honoré Mirabeau est le premier à y être accueilli en 1791. Il y en est expulsé pour trahison en 1794, et remplacé par Marat, qui en sera lui-même chassé un an plus tard. Suivent Voltaire en 1791 (dont on a dit que le corps aurait été dérobé par des inconnus et jeté dans un tas d'ordures en 1814), puis Le Pelletier Saint-Fargeau en 1793 (retiré en 1795) et Jean-Jacques Rousseau en 1794. Les transferts des corps de Bara et de Descartes ont été votés mais n'ont jamais été réalisés.

Durant l'Empire, un certains nombre de tranferts ont été réalisés :

Sous la Restauration, l'architecte de l'édifice, Germain Soufflot, est transféré au Panthéon.

Sous la IIIème République, 10 transferts seront réalisés :

Sous la IVème République, cinq transferts seront réalisés :

Sous la Vème République, neuf transferts seront réalisés :
On trouve également dans le Panthéon une plaque à la mémoire de Saint-Exupéry.



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Valentin Daucourt